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Création du jardin

Le plateau découvert par Edmond Rostand

LA DÉCOUVERTE DU PLATEAU

Après des semaines de recherches, Rostand a enfin trouvé l’endroit parfait. Le futur domaine d’Arnaga se situe sur un éperon à la confluence de la Nive et d’un petit ruisseau. Au comble de l’enthousiasme, il le fait découvrir à son ami Paul Faure. Les deux hommes s’enfoncent d’abord dans les épaisses fougères du coteau. « C’est un bois long et étroit, très basque avec ses chênes épais, bas, pareils à des candélabres massifs et tordus ». Les broussailles entravent leur marche. « Il faut dix minutes pour faire dix pas, les bras et les jambes déchirés par les ronces ». Après une pénible ascension, ils arrivent sur « un vaste plateau nu, dans une immensité d’air, de lumière et de ciel. De tous les côtés, le paysage se développe, à la fois grandiose et gracieux, sauvage et riant. Magnifique ». Pour Rostand, il n’y a pas plus beau. « Il est rare que le paysage n’ait pas quelque imperfection. Ce plateau-ci, dans quelque direction que l’on se tourne, le tableau est harmonieux en tous ses détails, parfait de proportions et de mesure ». Même le paysage lointain, semble « avoir été disposé par une volonté d’artiste ».

Sources : Faure, Paul, Vingt ans d’intimité avec Edmond Rostand, Plon, 1928